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Les communications du RCAAQ

Nouvelles brèves de mai 2007

  1. Congrès et assemblée générale : 31 mai et 1er juin 2007
  2. Une première mission du RCAAQ
  3. Suivi sur le dossier des nouvelles classifications de prestations à la CSST
  4. Les Fonds Supplémentaires ou l’Initiative de suppléments au fonctionnement du Conseil des Arts du Canada
  5. Un autre cas de censure et son traitement dans les médias
  6. Du bon usage de l’agent de promotion des publications!

1. Congrès et assemblée générale : 31 mai et 1er juin 2007
Un rappel : d’arts, de centres se tiendra à Lévis dans un mois. L’idéal : qu’un minimum de deux ou trois personnes par centre d’artistes participent au congrès afin que nous puissions nous engager dans une véritable discussion collective sur nos organismes. Les frais sont minimes : 30$ par inscription, certains frais sont remboursés. Votre présence massive fera un succès de cette réflexion post-Forum sur les arts visuels au Québec.

2. Une première mission du RCAAQ
À la suite du « concours » ouvert parmi nos membres, cinq responsables de centres d’artistes ont accepté de participer à la première mission organisée par le RCAAQ. Il s’agit de Céline Allard, du Collectif Regart, de Mathieu Beauséjour, du Centre Clark, de Martin Champagne, de la Galerie Verticale, d’Andrée Laliberté, d’Engramme et de Gilles Sénéchal, de Séquence; Bastien Gilbert est également du voyage. Les six « missionnaires » quitteront Montréal le 5 juin prochain pour Venise, où ils prendront part aux cérémonies d’ouverture de la Biennale, notamment au Pavillon canadien. Ils quitteront Venise pour Berlin, le 11 juin pour visiter des lieux et y rencontrer quelques intervenants tout en faisant connaissance avec la riche vie artistique de cette métropole. Le 15, tout le monde se rend à Kassel, à l’ouverture de la 12e Documenta. Le 19, il y a une visite prévue à Münster, pour le Skulptur Projekt. Et le 20, c’est le retour à Montréal. Un marathon en quelque sorte, et, nous l’espérons, des rencontres, des échanges, des idées, du mouvement! Et une certaine présence de notre réseau sur la scène européenne.

3. Suivi sur le dossier des nouvelles classifications de prestations à la CSST
Suivi sur le dossier des nouvelles classifications de prestations à la CSST Du nouveau dans ce dossier, puisque la Société des musées québécois (SMQ) a obtenu une aide du ministère de ka Culture et des Communications afin de mettre sur pied une mutuelle de prévention pour les institutions muséales et les centres d’artistes autogérés. Nous vous en avions parlé lorsque le problème des augmentations de la CSST a surgi en décembre dernier. À la suite des représentations du RCAAQ et de celles de la SMQ, la ministre Beauchamp a accepté l’idée d’une mutuelle, seul moyen pour diminuer les tarifications de la CSST. Le but d’une mutuelle collective d’organismes sans but lucratif est de faire diminuer, par la formation et de meilleures mesures de prévention, les recours aux paiements et remboursements de la CSST. Lors du dépôt de la demande à la Ministre par la SMQ, le RCAAQ avait accepté l’hypothèse que les centres d’artistes puissent cotiser à cette mutuelle. Les résultats escomptés sont les suivants : pendant les trois premières années de mise en place de la mutuelle, aucun frais d’adhésion ne serait imposé aux membres cotisants. Durant cette période, on pourrait diminuer nos taux de cotisation à la CSST de trente (30%) pour cent. Par la suite, les cotisations des membres seraient basés sur une partie de la somme économisée. Un dossier à suivre donc.

4. Les Fonds Supplémentaires ou l’Initiative de suppléments au fonctionnement du Conseil des Arts du Canada

Nous vous avons fait parvenir récemment quelques résultats concernant la distribution des nouveaux fonds temporaires de 50 millions de dollars attribués au CAC par le gouvernement conservateur. Comme vous le savez, 33 millions étaient réservés aux 867 organismes qui reçoivent de l’aide au fonctionnement; de cette somme, 20 millions ont été distribués aux organismes clés, un autre nom pour désigner les plus grands organismes. Soixante et un d’entre eux se sont partagé cette somme. Les résultats des centres d’artistes du Québec démontrent que 15 de nos membres sur 22 recevant de l’aide au fonctionnement ont reçu un total de 357 000 $ se comparant aux 311 000 $ des centres ontariens dont 15 sur 19 ont reçu une réponse positive. Nos collègues ontariens ont donc fait mieux, en ayant un taux de succès de près de 80% alors que les centres québécois sont crédités de 68%. D’autre part, en ce qui regarde les bourses aux artistes à qui on a versé pour 3 500 000 $ de bourses à même ces nouveaux fonds, les artistes québécois semblent avoir bien performés puisqu’ils ont reçu 431 000 $ alors que leurs collègues ontariens se sont vus attribuer 304 000 $.

En définitive, les résultats dégagent les constatations suivantes: les musées et galeries publiques ont été « privilégiées » et ont reçu une part de 74% des nouveaux fonds alors que les centres d’artistes en ont reçu 26%. Ce décalage s’explique essentiellement par le fait que 11 musées, en recevant la dénomination d’organismes clés ont reçu chacun en moyenne la somme de 233 000 $. Les autres musées ainsi que les centres d’artistes ont touché en moyenne 21 700 $.

Un certain mécontentement s’est fait jour parmi les organismes alors que le Conseil des Arts du Canada n’a fait connaître les règles concernant les organismes clés que le 2 avril, deux jours avant d’envoyer les réponses aux demandes déposées. Certains sont tentés d’y voir un exemple patent de mauvaise gouvernance! De la part d’un organisme qui nous en rebat les oreilles constamment, ce n’est pas la trouvaille du siècle…

5. Un autre cas de censure et son traitement dans les médias
Un autre cas de censure et son traitement dans les médias Vous avez suivi l’affaire de la Banane de César Saêz, en janvier dernier, qui a fait couler tant d’encre dans certains médias sensationnalistes de Montréal et Québec. Vous avez lu le communiqué d’Espace Virtuel sur la polémique soulevée à Chicoutimi par l’exposition des oeuvres de Bruno Gareau. Voici un autre cas de censure, à Vancouver cette fois, selon un communiqué de Radio-Canada du 15 avril dernier :

Le Musée des beaux-arts de Vancouver désamorce la polémique suscitée par l'exposition de l'artiste Huang Yong Ping ; la conservatrice du musée des beaux-arts de Vancouver Daina Augaitis confirme que les insectes, les tarentules et les reptiles vivants seront retirés de la présentation. En revanche, le terrarium en forme de tortue restera exposé, pour protester contre la censure. L'oeuvre de Huang Yong Ping réunissait et mettait en scène une variété d'insectes et de reptiles (sauterelles, cafards, tarentules, mille-pattes, lézards, scinques et scorpions) sous un dôme en forme de carapace de tortue. Cette exposition, intitulée « Théâtre du monde », a suscité la controverse dès son inauguration. Le porte-parole de la Vancouver Humane Society, Peter Fricker, avait affirmé qu'il s'agissait d'une forme d'agression étant donné que l'habitat naturel des insectes et des reptiles n'était pas respecté. Son organisme avait alors soumis une liste de recommandations auxquels l'artiste a finalement refusé de se conformer. Huang Yong Ping, explique la conservatrice du musée, n'était pas prêt à faire toutes les concessions que la société protectrice des animaux exigeait. Par ailleurs, Daina Augaitis, souligne que le musée avait travaillé étroitement avec un vétérinaire pour s'assurer que les petites bêtes n'étaient pas maltraitées.

6. Du bon usage de l’agent de promotion des publications!
Le dossier de promotion des publications évolue rapidement et nous pouvons déjà constater des résultats intéressants : plusieurs centres d’artistes ont signé une entente de diffusion/distribution avec Édipresse et nous pouvons constater la présence des publications en librairie ainsi que sur Amazon.ca. Actuellement, on travaille activement à la mise en place de la boutique virtuelle du RCAAQ, avec l’aide du webmestre, Hugo Valcourt.

D’autre part, et c’est une demande pressante de Jean Lalonde, pouvez-vous vous assurer de communiquer avec lui dès que vous commencez à travailler sur une publication? Il peut vous être d’une très grande utilité sur un certain nombre d’aspects concernant l’après-publication, sa diffusion et sa distribution. Ne vous gênez pas pour le faire : il est à votre entière disposition.