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Les communications du RCAAQ

Bulletin Vol 14, no° 1, novembre 2004

SOMMAIRE

Horizon 2005

Par Bastien Gilbert, RCAAQ

Plusieurs dossiers retiendront l’attention du RCAAQ pour l’année qui vient. Comme vous le lirez dans l’article sur les droits d’exposition, l’année 2005 ne se terminera pas sans que de profonds changements aient été apportés au paiement des droits d’exposition, dans l’hypothèse où l’assemblée générale du Collectif de droits d’auteur de CARFAC entérine les nouveaux tarifs. D’autre part, le portrait général risque de changer si les négociations en vue de fusionner la Sodart et le Collectif de CARFAC aboutissent. Les droits d’exposition deviendront, dans la perspective de CARFAC, une source de revenus majeure pour les artistes en arts visuels. Un enjeu dont les retombées doivent être examinées rigoureusement par nos organismes.

Plus près de nous, au Conseil des arts et des lettres du Québec, l’année s’annonce chargée. Le nouveau PDG, Yvan Gauthier, a consulté les organismes récemment « sur les principaux défis auxquels est confronté le milieu des arts et des lettres. » Chaque secteur du CALQ est à revoir son orientation; celui des arts visuels n’y échappe pas. Les membres du RCAAQ en discuteront lors de l’assemblée générale du 5 novembre.

Le financement du CALQ est par ailleurs dans la mire du Mouvement pour les arts et les lettres, qui l’inscrit à sa stratégie annuelle. Les milieux devront encore une fois se mobiliser non seulement pour obtenir des augmentations au ministère de la Culture, immobilisations obligent, mais aussi pour que le CALQ reçoive quelque attention de sa ministre responsable, Line Beauchamp. Celle-ci s’est engagée dans un plan d’amélioration des conditions socio-économiques des artistes, qui, bien que louable, touche très peu notre secteur qui évalue difficilement la portée réelle de la plupart des mesures proposées. La ministre surfe encore sur le programme électoral du Parti libéral de 2002; quant au CALQ, malgré les belles dispositions du parti au pouvoir, il n’a connu aucune augmentation de budget depuis deux ans. Le M.A.L. estime ses besoins cette année à 120 $ millions.

La ministre Beauchamp devait subir d’ailleurs un test important le 8 novembre prochain à l’occasion d’une rencontre publique qu’organisait le Conseil québécois des ressources humaines en culture (CQRHC) : or, elle vient d’annoncer son refus d’y participer. En effet, la subvention annuelle de 350 000 $ que verse le ministère de la Culture et des Communications est menacée de disparaître le 1er avril prochain. Celle-ci permet l’engagement de coordonnateurs à la formation dans les associations nationales et les conseils régionaux de la culture. Sans notre coordonnatrice à la formation, c’est tout le volet formation du RCAAQ qui risque de disparaître.

Nous sommes toujours dans l’expectative en ce qui concerne l’arrivée de Liza Frulla à la tête du ministère du Patrimoine canadien. Puisqu’il faut laisser la chance au coureur, disons qu’actuellement, peu d’éléments sont mis en place à Ottawa. Toutefois, tout sera fait auprès de cette ministre qui a bien connu les milieux artistiques québécois, pour la convaincre qu’une augmentation du budget du Conseil des Arts du Canada par le Parlement canadien ne peut plus être différée : les surplus consécutifs et prévus doivent aussi améliorer les fonds de notre premier partenaire au Canada. Le Bloc Québécois sera-t-il d’accord pour appuyer nos démarches auprès de ce gouvernement minoritaire ?

Tant à Québec qu’à Ottawa les défis, sans être nouveaux, s’annoncent préoccupants. Cette année encore, la mobilisation des artistes et des travailleurs culturels sera le facteur déterminant les résultats.

En dernière heure survient la consultation du Conseil des Arts du Canada sur un nouveau programme de bourses aux artistes qui sème la controverse et l’inquiétude au sein des centres d’artistes.